26 mars 2007
Manifestation contre la police
L’objectif de la manifestation de ce lundi 26 mars 2007est de protester contre la garde à vue, vendredi, de la directrice d'une école du 19e. Valérie Boukobza qui est restée près de sept heures au commissariat suite aux échauffourées entre des parents d'élèves et les forces de l'ordre, mardi, après l'interpellation d'un Chinois en situation irrégulière. Dans un communiqué distribué à la manifestation, elle affirme avoir rempli son "devoir de protection des enfants et de leurs famille et celui de résistance pacifique à une forme d'oppression".
"S’attaquer aux cadres de l’institution qui nous a tous formés, c’est lamentable", s’indigne Louise, 21 ans, étudiante à la Sorbonne. "Y’a quand même une manière de faire, renchérit une camarade. Arrêter des personnes à la sortie des écoles ou à la soupe des Restos du Cœur, c’est limite." Les manifestants entendent ainsi dénoncer la multiplication des "rafles" aux abords des écoles et dans certains quartiers comme le 20e. "A chaque marché, on voit débarquer des hordes de policiers, témoigne Marie-Paule, enseignante à la retraite. Il n’y a pourtant aucun problème de sécurité. C’est comme s’ils voulaient faire monter la pression."
21 mars 2007
Le patron de Total en garde à vue
La brigade financière veut entendre Christophe de Margerie sur une affaire de soupçons de corruption.
Quatre mois après l’ouverture d’une enquête, le patron de Total est convoqué pour répondre aux questions de la brigade financière sur une affaire de soupçons de corruption en Iran et au Cameroun. Le directeur général du groupe pétrolier français doit être interrogé mercredi par des policiers agissant sur commission rogatoire du juge Philippe Courroye. Selon une source proche du dossier que cite l’AFP, il serait entendu sous le régime de la garde à vue. Total a confirmé mercredi la convocation de son directeur général.
16 mars 2007
Paris Universitas, un pôle d'excellence qui cherche encore à convaincre
Paris Universitas, un concept qui marche, assurent ses créateurs. Ils sont pourtant restés flous, hier, à l'heure de présenter leurs projets pour 2007. Créé en 2000, ce pôle d'excellence en recherche et en enseignement supérieur associe l'Ecole des hautes études en sciences sociales, l'Ecole normale supérieure et les universités Paris-Dauphine, Panthéon-Assas, Pierre-et-Marie-Curie et Sorbonne Nouvelle. Le pôle propose licences, masters, doctorats et unités de recherche de haute qualité, afin de concurrencer les universités européennes et mondiales.A la veille de l'élection présidentielle, Paris Universitas a surtout insisté sur ses chiffres - 70 000 étudiants, 358 laboratoires... -, sa place " au premier rang des institutions universitaires européennes " et son statut de " leader mondial dans huit matières dont les mathématiques, l'économie et les sciences juridiques ". Les étudiants et enseignants de la Sorbonne Nouvelle se sont, eux, inquiétés d'un " manque de transparence " dans les décisions prises par Paris Universitas et des conséquences des fusions entre les université.
12 mars 2007
Le bilan est sévère concernant la délinquance sure le réseau de transport Transilien
Violence contre les personnes en hausse. Vols et fraude en baisse. C'est ce qui ressort du bilan 2006 de la délinquance sur le réseau de transport Transilien, présenté hier par la SNCF. Avec 2 807 actes de violence enregistrés, les " atteintes contre les voyageurs " ont augmenté de 9 %. Celles contre les agents des chemins de fer, au nombre de 516, de 16 %. " Les délinquants sont de plus en plus déterminés. Et, dans un train, il est plus difficile d'échapper à son agresseur ", explique-t-on à la SNCF. Qui souligne cependant que " le risque de se faire attaquer dans les transports reste beaucoup moins important qu'ailleurs ". Le nombre des vols simples a, lui, baissé de 23,8 %, avec 1 331 cas enregistrés.Le réseau Transilien, emprunté par plus de 2,5 millions de voyageurs par jour, à bord de 5 700 trains, a par ailleurs enregistré 14 004 actes de malveillance (+ 9,2%) en 2006. Plus de 75 trains par jour sont touchés par des incidents tels qu'un bagage abandonné (210 en 2006, en légère décrue par rapport à 2005), des jets de projectiles ou des signaux d'alarme, a indiqué Christian Rivet, directeur de la sûreté de la SNCF. A eux seuls, les signaux d'alarme injustifiés représentent 52 % des actes de malveillance, et sont en hausse de 7,4 % par rapport à 2005. " C'est notre poison ", a déclaré Alain de Saint-Riquier, directeur adjoint de Transilien.La fraude, elle, est en recul de 9,9 % en 2006, contre 12,2 % en 2005, " grâce à une meilleure efficacité de nos systèmes de contrôles et à la mise en place de nouvelles tarifications sociales ", assure la SNCF.
24 février 2007
Airbus : Angela Merkel et Jacques Chirac veulent "un partage équitable des efforts"
Réunis à Meseberg, près de Berlin, la chancelière allemande et le président de la République "réaffirment leur confiance dans les décisions de la direction de l'entreprise qui sont la garantie d'un équilibre" dans un communiqué de presse du vendredi 23 février. "Au moment où Airbus doit prendre dans les prochains jours des mesures pour conforter sa compétivité, la chancelière et le président de la République lui apportent leur plein soutien et se déclarent vigilants sur l'emploi, les technologies et l'équilibre des compétences dans tous les pays concernés", déclare le texte. Les deux dirigeants soulignent également que "le concept Airbus est fondé sur le principe de partenariat qui doit naturellement se trouver aussi à la base des efforts de l'entreprise pour s'adapter".
Jacques Chirac s'est par ailleurs déclaré opposé à tout "licenciement sec" au sein d'Airbus et a demandé que toute suppression de sites de fabrication soit "compensée" dans le plan de restructuration de l'avionneur européen.
Airbus a repoussé l'annonce du plan de restructuration "Power 8", qui devait être dévoilé mardi et prévoit dix mille suppressions d'emploi. La France et l'Allemagne ne sont pas encore parvenues à une répartition des tâches pour la construction du long-courrier A350.
De plus, à l'occasion de cette rencontre, Angela Merkel et Jacques Chirac doivent discuter d'une possible augmentation de capital du groupe d'aéronautique EADS…
23 février 2007
Jean-Louis Debré a été nommé président du Conseil constitutionnel
Trois nominations au Conseil constitutionnel interviennent vendredi 23 février, dernier jour légal pour procéder au remplacement de son président, Pierre Mazeaud. Sans surprise, Jacques Chirac nomme Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale, qui prend ainsi la place de son mentor. Le mandat de M. Mazeaud court néanmoins jusqu'au samedi 3 mars à minuit. La cérémonie officielle de prise de fonctions, qui a lieu à l'Elysée, pourrait donc avoir lieu en début de semaine prochaine. Après quoi, M. Debré pourra s'atteler avec ses collègues à l'important travail de contrôle de l'élection présidentielle, qui échoit au Conseil.
Le rival malheureux de M. Debré à la présidence du Conseil constitutionnel, Renaud Denoix de Saint-Marc, ancien vice-président du Conseil d'Etat, rejoint néanmoins, lui aussi, la Rue Montpensier. Il est nommé par le président du Sénat Christian Poncelet, en remplacement de Simone Veil. Ce haut fonctionnaire avait été désigné, en mars 2004 par Jean-Pierre Raffarin, avec Guy Canivet et François Logerot, pour une mission d'enquête sur les effractions qui auraient été commises au tribunal de grande instance de Nanterre, dans les bureaux des juges. Ces magistrats statuaient dans le procès du financement du RPR dans lequel Alain Juppé a été condamné.
03 février 2007
Nouveaux incidents entre jeunes et policiers dans les Yvelines
Pour la deuxième soirée consécutive, des affrontements ont eu lieu entre jeunes et forces de l'ordre dans les Yvelines. Vendredi 2 février, des individus ont incendié plusieurs véhicules dans la commune de Chanteloup-les-Vignes, dont un autobus duquel ils avaient préalablement fait descendre le conducteur. A la suite de ces violences, aux environs de 20 heures, une policière a été blessée après, semble-t-il, que plusieurs personnes aient essayé de l'extraire de sa voiture. Légèrement blessée, cette dernière a été conduite à l'hôpital de Poissy pour examen. Vers 22 heures, aux Mureaux, une commune voisine, dans le quartier de la Vigne blanche, des personnes ont lancé des projectiles contre des véhicules. Quatre voitures ont été incendiées, malgré la présence de nombreuses forces de l'ordre. Le calme est revenu vers 22 heures 45. Des incidents similaires avaient déjà eu lieu jeudi et mercredi soir. Deux policiers avaient été légèrement blessés lors d'échanges entre jeunes aux Mureaux. "Il y a souvent un facteur déclencheur, expliquait-on à la préfecture des Yvelines, samedi matin, mais ce n'est ni le cas à Chanteloup ni aux Mureaux. Il s'agit plutôt d'une hostilité récurrente, d'un contexte global de tension." De son côté, le syndicat Alliance a fait état de "sept policiers blessés" et dénoncé des "voyous ayant sauvagement agressé des usagers de la route (...), dans le seul but de déstabiliser l'Etat de droit et d'attirer les forces de l'ordre dans un guet-apens."
23 janvier 2007
Le plan grand froid a été lancé
Le niveau 3 du plan grand froid, qui permet d'ouvrir des places d'hébergement supplémentaires pour les sans-abri, était en vigueur, lundi 22 janvier, dans l'Aveyron, et le niveau 2 dans 50 départements, dont sept des huit départements de l'Ile-de-France, a annoncé le ministère de la cohésion sociale. Cette vague de froid est une source de " mortalité " et d’accident. En effet, Dominique Perben, le ministre des transports chargé de la sécurité routière, a appelé les usagers de la route à la plus grande prudence et à ne prendre leur voiture dans les zones difficiles qu'en cas de nécessité, alors que de la neige et du froid sont annoncés sur une partie du pays. Petit rappel : Le niveau 2 du plan hiver est déclenché par les préfets en cas de température négatives le jour et de températures comprises entre - 5° C et - 10° C la nuit. Le niveau trois est déclenché quand on descend en dessous de - 10° C la nuit. Ces plans prévoient la mise en place de places d'hébergement complémentaires à celles du niveau 1, des équipes du 115 (numéro d'urgence) supplémentaires, des équipes mobiles renforcées, avec une intensification des maraudes en lien avec les différents réseaux de secouristes. A l'occasion du déclenchement des niveaux 2 et 3, un local ou un lieu d'accueil est ouvert la nuit afin de permettre aux personnes qui refuseraient un hébergement de se mettre à l'abri.
Les associations souhaitent que l'action de l'abbé Pierre soit poursuivie
Bouleversé" par la disparition de l'abbé Pierre, mort lundi 22 janvier, à l'aube, le président Jacques Chirac a exprimé, son "immense respect" et sa "profonde affection" pour le prêtre défenseur des sans-abri et des mal-logés, ainsi que "toute sa solidarité" avec le Mouvement Emmaüs et la Fondation Abbé-Pierre. "Avec la disparition de l'abbé Pierre, c'est la France entière qui est touchée au coeur. Elle perd une immense figure, une conscience, une incarnation de la bonté, estime le président. L'abbé Pierre représentera toujours l'esprit de révolte contre la misère, la souffrance, l'injustice et la force de la solidarité", a-t-il ajouté. Exprimant "beaucoup de tristesse", le premier ministre, Dominique de Villepin, a rappelé que "l'abbé Pierre a été toute sa vie durant une force d'indignation capable de faire bouger les coeurs et les consciences". "Il nous a montré la voie de la générosité individuelle et collective. Il manquera à tous les Français", a-t-il estimé. Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle, a affirmé que "le long cri de colère de l'abbé Pierre contre la pauvreté ne (devait) pas s'éteindre", soulignant que "son combat de sa vie pour les mal-logés reste, hélas, d'actualité". Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP, a estimé qu'"avec la disparition de l'abbé Pierre, le coeur de la France (était) en berne. Il était la voix de l'insurrection et de l'interpellation. C'était un homme de combat." Pour Martin Hirsch, président d'Emmaüs France, "le meilleur hommage que le Mouvement Emmaüs peut rendre à l'abbé Pierre, c'est de continuer". Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l'association Droit au logement, a souligné que "grâce à l'abbé Pierre, la question du logement a été, de temps en temps, au coeur des préoccupations politiques". "Il faut que la loi sur le droit au logement opposable apporte des avancées concrètes", a-t-il ajouté alors que le projet de loi sur le droit au logement opposable a été présenté mercredi 17 janvier en conseil des ministres. "L'abbé Pierre a transmis le flambeau et c'est une immense responsabilité que de poursuivre cette tâche en faveur des plus démunis", a estimé Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre. Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a salué "la mémoire l'abbé Pierre", estimant que "son message nous convie à placer le défi du logement au coeur de tout projet de société". Bernard Kouchner, fondateur de Médecins sans frontières, a estimé que "l'abbé Pierre était un abbé de combat".
18 janvier 2007
L’hommage rendu aux Justes
Jacques Chirac a rendu à ce jour, jeudi 18 janvier, au Panthéon l'hommage de la Nation aux 2.725 Justes de France, ces héros anonymes qui ont sauvé des milliers de juifs de la mort pendant la seconde guerre mondiale. La cérémonie a honoré les grands hommes de cette célèbre guerre de 39-45. Le Premier ministre Dominique de Villepin, de très nombreux ministres et Simone Veil, présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, ont du assister à cet hommage aux côtés de quelque 250 Justes et juifs survivants, ainsi que plusieurs centaines de leurs descendants.
