Revue de presse IUT Brétigny

Ce blog s'adresse en particulier à tous les étudiants du site de Brétigny mais également à tous les jeunes qui veulent lire une actualité décrite par des étudiants pour des étudiants.

24 février 2007

Condamné, Jean-Paul Huchon veut préserver son éligibilité

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          Jean-Paul Huchon n'a pas souhaité se déplacer hier devant le tribunal correctionnel de Paris pour entendre le jugement à son encontre. Il n'avait pourtant pas de quoi snober la justice de son pays, qui l'a condamné pour prise illégale d'intérêt à six mois de prison avec sursis, 60 000 euros d'amende et surtout un an de privation de droits civiques. Le président (PS) du conseil régional d'Ile-de-France a annoncé qu'il faisait appel, ce qui suspend son inéligibilité. Il pourra ensuite se pourvoir aussi en cassation. Mais le compte à rebours est désormais enclenché, à moins qu'il ne s'agisse d'une course de lenteur d'ici au prochain scrutin régional de 2010.

Jean-Paul Huchon était poursuivi pour avoir fait rémunérer son épouse, Dominique Le Texier. D'abord via des sociétés de communication financées par le conseil régional, puis à son cabinet présidentiel. Le tribunal l'a relaxé sur ce second point, au nom du «libre choix des collaborateurs», mais pas sur les marchés publics attribués à des boîtes employant comme par hasard sa femme.

Le président Olivier Leurent s'est chargé de lui délivrer une leçon d'éducation civique : «En utilisant ses fonctions de président du conseil régional pour faciliter le recrutement de son épouse par des sociétés attributaires de marchés publics, Jean-Paul Huchon a fait prévaloir un intérêt personnel sur l'intérêt général dont il est pourtant le garant en sa qualité d'élu [...]. Un tel comportement participe inévitablement à la dégradation de l'image des responsables politiques et nuit à la confiance que les citoyens doivent avoir de leurs représentants.»

Le tribunal lui rapproche d'avoir «sciemment profité des fonctions exercées par son mari pour être recrutée au sein de société attributaires de marchés publics. En participant à diverses réunions préparatoires et donnant des instructions, elle n'a pas hésité à intervenir dans le fonctionnement de la collectivité territoriale, alors qu'elle n'avait aucune légitimité à le faire, dans le seul but de faciliter son recrutement par les sociétés avec lesquelles elle était en négociations parallèles et secrètes. Ces manoeuvres, qui lui ont permis en outre de percevoir les Assedic en sa qualité d'intermittente du spectacle pendant les périodes non travaillées, traduisent sa volonté manifeste d'utiliser une collectivité publique à des fins purement personnelles, grâce aux fonctions exercées par son mari.»

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FRANCOIS BAYROU : son projet social…

François Bayrou a présenté vendredi un projet de "social-économie" selon lui entièrement auto-financé, mêlant baisse des charges pour les entreprises, lutte contre la dette publique et mesures d'incitation au retour à l'emploi. "Social et économie doivent désormais se dire et se penser en un seul mot", a affirmé le candidat UDF à la présidentielle devant la presse, disant vouloir faire de la France "un pays pro-entreprise et pro-recherche". Ce programme a suscité les critiques des socialistes, Michel Sapin, secrétaire national à l'économie, le qualifiant de "libéral et droitier" et parlant de "plagiat de Nicolas Sarkozy".

Réaffirmant qu'il n'augmenterait pas les prélèvements obligatoires, M. Bayrou a fixé comme "priorité" la lutte contre la dette publique, avec l'objectif de supprimer en trois ans le déficit de fonctionnement du budget de l'Etat.

Parmi ses principales propositions: la possibilité pour les entreprises de créer deux emplois sans charge (sauf 10% pour les retraites), qu'il a chiffrée à "4 mds EUR" et qui permettrait de créer des "centaines de milliers d'emplois".

Pour mettre fin au "blocage" des 35 heures et "rendre du pouvoir d'achat aux Français", M. Bayrou propose de rémunérer les heures supplémentaires avec une prime de 35%, mais que l'entreprise ne paie pas de charges sociales sur cette prime.

Le candidat a confirmé son intention de poursuivre la réforme des retraites, en y incluant les régimes spéciaux, et de la soumettre à référendum.

Pour aider les PME, il propose une loi de protection, un "small business act" à la française, qui leur garantirait notamment l'accès aux marchés publics.

Il préconise d'exempter d'impôts les revenus des brevets déposés par les chercheurs, et d'augmenter de 50% en dix ans le budget de la recherche.

Réforme de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et "taxation progressive des énergies fossiles" font partie de ses propositions.

Concernant le volet social, M. Bayrou propose d'encourager le retour à l'emploi en autorisant les bénéficiaires de minima sociaux à exercer une activité rémunérée (cumulable avec le RMI), et d'unifier les minima sociaux en une allocation unique, conciliable un certain temps avec un salaire.

Pour les jeunes, il propose d'associer premier contrat de travail et formation, celle-ci étant prise en charge par la collectivité, et de créer un "service civique universel" de six mois, "expérience à faire valoir" dans son CV.

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09 février 2007

La vraie question des élections Présidentielles : « qui passe et quoi casse ? »

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« Moin sé on fanm doubout, nou kay cassé ça!»

(«Je suis une femme debout ! On va tout casser») a lancé en créole Ségolène Royal aux Antilles. La réponse de l’UMP est venue vite : « Elle veut casser tout, même la République», ont dit les porte paroles de Sarkozy. Facile. Un peu trop. Une réplique de « caniveau ». Très difficile de ne pas céder à la facilité.

Plus sérieuses, les réactions cassantes de Pierre Lellouche  aux   “approximations”étalées par Ségolène au micro d’une radio en matière de défense. On l’interrogeait sur  le nombre de sous-marins « nucléaires » de la France (question plus essentielle que celle qui était posée un jour à Giscard sur le prix du ticket de métro). Elle n’a pas seulement mal répondu, elle a donné une réponse fausse.

Une “incompétence évidente”, a dit Lellouche, en rappelant que le Chef de l’Etat est le chef suprême des armées. Il y a pourtant de bons experts en défense au PS… Des cours du soir pour l’énarque ? Un peu tard, non ? Les lacunes sont faites pour être comblées. En attendant, il y a de quoi se « casser bras et jambes », ce n’est pas faut.

La mode Ségolène ! Elle est même en vedette en icône à la Andy Warhol sur les robe du  styliste italien Guillermo Mariotto. Cette photo AFP reprise dans le Figaro en témoigne. De l’art, la haute couture ! C’est à tout casser ou çà ne casse rien ?

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De toute manière, la course à l’Elysée n’a rien d’un défilé de mode… même si la « starisation », des hommes et des femmes,  s’affiche sur les « couv’ » des « mags »  les plus « pipoles »

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Chirac 2007 : une question d’opportunité et d’espace

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            Alors qu’elle semble devoir effrayer un certain nombre d’individus qui ne jurent plus que par M. Sarkozy, il existe présentement sur l’échiquier politique, un espace disponible pour une nouvelle candidature du Chef de l’Etat qui, mieux que quiconque, n’ignore rien du réflexe légitimiste français.

Pour les français du centre qui doutent de la compétence de Ségolène Royal et de la consistance de François Bayrou, Jacques Chirac incarne aujourd’hui la continuité face aux dangers de la rupture sarkozyste, laquelle serait contraire à notre Histoire (adoption d’un libéralisme tout à la fois exogène et anxiogène, reconnaissance du communautarisme et alignement de notre politique étrangère sur les Etats-Unis).

Par un tour de l’Histoire, M. Chirac est aujourd’hui dans le rôle qu’occupait autrefois François Mitterrand face à un certain… Jacques Chirac, à ceci près qu’il n’est pas candidat. Il suffirait pour cela que Mme Royal donne de sérieux signes d’essoufflement pour que le président de

la République

, attiré par l’odeur de la poudre, se trouve en situation de réunir autour de lui un nouveau front républicain composé d’individus préférant l’immobilisme à une révolution reagano-thatchérienne dont chacun perçoit bien qu’elle pourrait être socialement dévastatrice.

Benoît Delépine dans La success story du président (Editions Hoëbeke, Paris, 2006) affirme non sans ironie:

« Le génie de Jacques Chirac, ce n’est pas ce qu’il a fait, c’est ce qu’il n’a pas fait. Et là, la liste est éloquente :

Grâce à Jacques Chirac nous avons échappé à sept ans de présidence Balladur suivis de cinq ans de présidence Sarkozy. Soit largement le temps d’appliquer à la lettre voire d’outrepasser le programme du Medef.

Grâce à Jacques Chirac, nous avons échappé à douze ans de « néo-cons », soit à la guerre en Irak, à la honte en Palestine, à la haine dans le monde.

[ …] Grâce à Jacques Chirac, nous avons échappé à toutes les « réformes urgentes et nécessaires » qu’ont dû subir tous les autres pays du monde, et qui finalement n’étaient peut-être pas si nécessaires que ça… Ou en tout cas pas si urgentes […] En résumé, grâce à Jacques Chirac, pied de nez à la mort ou anticipation du clonage humain, nous avons pu garder François Mitterrand douze ans de plus!»

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25 janvier 2007

La “légitimité perdue” de Jean-Paul Huchon

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Souvent, on entend dire  que le délit de prise illégale d’intérêt est le véritable cauchemar des élus. Je crois en effet qu’il est celui des élus un peu faibles [qui ont parfois] du mal à choisir entre leur devoir et leur intérêt”, a observé la procureur de

la République Marie-Aimée

Gaspari au terme de son réquisitoire, lundi 15 janvier, devant la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris qui juge le président (PS) de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon et son épouse.

“La légitimité d’un élu n’est jamais définitivement acquise, a ajouté la procureur. A chaque acte, il la remet en jeu. Il la gagne, la regagne, ou la perd”. Estimant que le délit de prise illégale d’intérêt qui lui est reproché est parfaitement constitué, Marie Aimée Gaspari a observé que sa “répétition est de nature à faire perdre tout ou partie de sa légitimité d’élu” au président du conseil régional d’Ile-de-France. En conséquence, elle a requis une peine de 10 mois avec sursis assortie de la peine complémentaire d’un an d’inéligibilité et d’une amende de 75.000 euros contre Jean-Paul Huchon.

La justice reproche à Jean-Paul Huchon d’avoir conclu, au nom de la région, des marchés publics portant sur des opérations de communication avec trois sociétés qui, toutes, avaient comme caractéristique d’employer son épouse, intermittente du spectacle, pour la durée et l’exécution de ce même marché.

Il y a deux ans, le prédécesseur de Jean-Paul Huchon à la tête de la région,  Michel Giraud, ainsi que quarante prévenus dont trois autres anciens ministres de droite comparaissaient dans l’affaire dite des marchés publics d’Ile-de-France, qui a été l’une des plus graves affaires de corruption jamais jugée. Elle révélait un système de fraude dans lequel les plus grandes entreprises du bâtiment et des travaux publics, les principaux partis politiques et les dirigeants de la collectivité territoriale, s’étaient mis d’accord pour se partager la manne exceptionnelle de la construction et de la rénovation des lycées d’Ile-de-France, tout en assurant un financement occulte de la vie politique.

Cette affaire, qui a entraîné la condamnation en octobre 2005 de Michel Giraud à quatre ans d’emprisonnement avec sursis, a sans contribué à renverser la majorité de droite aux élections régionales de 1998 au profit de celle emmenée par Jean-Paul Huchon. Dans le procès qui s’était tenu pendant quatre mois devant la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, le nouveau président de la région était partie civile. Aujourd’hui, il est prévenu. La salle est la même, fâcheuse coïncidence. 

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Nicolas Hulot renonce à être candidat à la présidentielle

Lundi 22 Janvier, Nicolas Hulot l’animateur vedette de 51 ans, a annoncé sa décision : il ne sera pas candidat à la présidentielle, saluant le succès de son « Pacte Ecologique ». il a ajouté que, pendant la campagne, il ne soutiendra aucun candidat.

Il a donné trois raisons à sa non candidature : tout d’abord il souhaite « faire confiance à la parole des candidats », dont la majorité a signé son pacte ; ensuite il a choisi de ne pas réduire à un simple score (celui qu’il aurait obtenu au 1er tour s’il s’était présenté) « un enjeu aussi magnifique que celui de la défense de l’environnement » ; enfin il pense qu’en restant à l’écart du pouvoir son pacte peut se transformer « en véritable lobby des consciences ».

Le Pacte Ecologique, lancé le 7 novembre dernier contient dix propositions et cinq engagements. En fin de semaine dernière, le Pacte avait reçu plus de 484 000 signatures et il faut rappeler que le Pacte Ecologique est un livre à succès publié chez Calmann-Lévy.

Le Pacte écologique de Nicolas Hulot

DIX OBJECTIFS:
- Promouvoir une logique de durabilité, réduire la consommation et la production de déchets
- Priorité à l'efficacité et à la sobriété énergétique
- Réformer la politique agricole
- Contenir l'étalement urbain et rapprocher les lieux de travail et d'habitation
- Réduire les transports grands consommateurs de pétrole (et gros émetteurs de gaz à effet de serre), routiers notamment
- Supprimer les subventions publiques aux activités dégradant l'environnement
- Protéger la biodiversité en intégrant la préservation du patrimoine naturel aux stratégies globales de développement
- Evaluer le poids des dégradations environnementales sur la santé et prévenir, plutôt que guérir
- Faire de l'environnement un moteur pour la recherche et l'innovation
- Donner au défi écologique une priorité diplomatique

CINQ PROPOSITIONS:
- Créer un poste de vice-Premier ministre pour placer le développement durable au sommet de l'Etat.
- Instauration d'une "taxe carbone" sur les émissions diffuses (transport, logement, industrie) de gaz à effet de serre.
- Réformer les subventions agricoles pour encourager une agriculture de qualité.
- Rendre le débat public systématique sur toutes les politiques de développement:
- Mettre en place une grande politique d'éducation nationale à l'environnement.

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07 janvier 2007

"Catherine Médicis, c'est moi"

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Corinne Lepage tombe le masque : c'est elle qui se cache derrière le pseudonyme de Catherine Médicis, auteur mystérieuse de deux pamphlets politiques, qui avait annoncé son intention d'être candidate à la présidentielle. La présidente du parti écologiste Cap21 explique que ce "stratagème" était nécessaire pour se faire entendre.

«J’arrive. Il est plus tard que vous ne le pensez». C’est sous ce titre mystérieux qu’est sorti, le 13 octobre 2005 aux éditions Michalon, un premier ouvrage signé Catherine Médicis. Il sera suivi en avril 2006 de « On efface tout et on recommence : Propositions pour une nouvelle Révolution française».

Dans ces deux livres, cet auteur anonyme à la plume acerbe dénonce les maux dont souffre

la France

: «dette abyssale, de chômage continu, de communautarisme déchaîné et de grèves à répétition»… Autant de fléaux qui demandent, estime Catherine Médicis, des remèdes forts.

Pour l’auteur, «l'alternative est simple : la politique de l'autruche ou celle du sursaut, le renoncement ouaté ou le combat résolu». Un combat qui n’est possible qu’au prix d’un renouveau politique, qu’il ou elle compte bien incarner… en se portant candidat à la présidentielle.

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04 janvier 2007

Chirac profite de ses vœux pour mettre en garde Sarkozy

Le président Jacques Chirac a profité, mercredi 3 janvier, de son traditionnel message de vœux au gouvernement pour demander aux ministres "une mobilisation totale", les mettant en garde contre le risque de délaisser leur activité gouvernementale au profit de leur engagement dans la campagne électorale. Cette déclaration semblait viser en particulier Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP à l'élection présidentielle et actuel ministre de l'intérieur.

" Vous aurez certainement à cœur de prendre part au débat national qui s'annonce. Il est légitime que vous puissiez le faire, et nos concitoyens seront attentifs à l'expression de votre engagement et de vos convictions, a dit M. Chirac en réponse aux vœux du gouvernement. Mais, il vous faudra le faire dans le cadre d'un principe clair : cet engagement dans le débat électoral ne saurait en aucun cas s'exercer au détriment de votre mission gouvernementale "

Il a salué l'action du gouvernement dirigé par Dominique de Villepin en disant aux ministres qu'ils avaient "toutes les raisons d'être fiers de l'action [qu'ils mènent] sous l'autorité du premier ministre".

Jacques Chirac a prévenu qu'il comptait s'exprimer avant l'élection présidentielle pour "fixer les enjeux et éclairer le choix des Français". "Je le ferai en responsabilité, guidé par une seule ambition : l'intérêt des Français", a déclaré le président, qui n'a pas encore annoncé s'il envisageait un troisième mandat.

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Ségolène Royal l'emporterait sur Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle

Selon un sondage, réalisé par téléphone, par CSA pour I-Télé, Le Parisien et Aujourd'hui en France, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy continuent de dominer largement le premier tour de l'élection présidentielle. La candidate socialiste arrive en tête avec 34 % des intentions de vote (+3 par rapport à un précédent sondage du même institut réalisé les 12 et 13 décembre), devançant son rival de l'UMP qui en recueille 32 % (+2). Leur maintien au-dessus du seuil des 30 % dans les enquêtes d'opinion est le signe que le réflexe du "vote utile", cinq ans après le choc du 21 avril 2002, pourrait être fort. Le troisième homme est toujours Jean-Marie Le Pen qui reste à un niveau élevé avec 15 % des voix (-1). François Bayrou avec 6 % (-2) n'arrive pas à décoller, l'effet de son annonce de candidature, début décembre, semblant être retombé.

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26 décembre 2006

Le Pen et Mégret : les retrouvailles…

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C'est le couple politique de cette fin d'année. Il s'est exhibé devant caméras et photographes : Jean-Marie Le Pen, patron du Front national, et Bruno Mégret, le président du groupusculaire Mouvement national républicain (MNR), ont officialisés hier leur «réconciliation» sur le perron du manoir de Montretout, la résidence privée de Le Pen sur les hauteurs de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).

Oubliés donc les accusations de «félon» et autres noms d'oiseaux échangés fin 1998 entre les deux hommes.

Ces retrouvailles ont été organisées dans le cadre de «l'union patriotique», une idée lancée par Olivier Martinelli, le directeur de cabinet de Le Pen, qui vise à rassembler personnalités et formations d'extrême droite.

Pas du tout assuré d'obtenir les 500 signatures nécessaires pour se présenter, et pas franchement enthousiaste à l'idée de se prendre une nouvelle veste, Mégret (qui avait recueilli 2,3 % des voix à l'élection présidentielle de 2002), n'avait pas tellement d'autres choix pour sauver la face que de se rallier à cette «union patriotique». Mais ce retour dans les jupes lepénistes ne fait pas que des heureux au FN. Des responsables s'interrogent sur l'utilité du ralliement d'un homme seul alors que la stratégie d'union patriotique visait avant tout à éviter la candidature de Philippe de Villiers. Marine Le Pen et Louis Alliot, le secrétaire général du mouvement d'extrême droite, n'ont pas hésité à afficher leurs réserves.

Son adhésion à l'«union patriotique» va permettre à Mégret d'occuper les estrades et de briller une nouvelle fois. Dans l'ombre de Le Pen.

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